La Darbari Waldorf School


Les objectifs de l’école :

La petite école Waldorf de Darbari a ouvert ses portes le lundi 17 octobre 2016, il y a un peu plus d’un an. Elle est située dans le désert du Thar, au Rajasthan, a 8 kilomètres de la ville très touristique de Jaisalmer.

darbariLa Darbari Waldorf School a pour objectif premier de scolariser gratuitement les enfants des tribus Bhîls. Ces tribus, qui peuplent notamment le désert du Thar (et plus globalement le Nord de l’Inde) sont considérées comme faisant partie de la caste des Intouchables. Ainsi, ces populations sont exclues et persécutées ; on estime à 70% l’analphabétisme de cette population.

A terme (d’ici un an ou deux), le but de la Darbari Waldorf School est de devenir une école primaire complète (5 classes) accueillant aussi bien des enfants Intouchables que des enfants de castes supérieures et dont les enseignants sont des indiens eux aussi de castes variées. L’école veut privilégier la mixité sociale et l’échange entre les enfants, tout en leur donnant les bases pour poursuivre leur scolarité dans le système scolaire indien. L’école participe aussi au développement de l’intellect, de l’artistique et du manuel des enfants.

Cette école est donc un vecteur de la tolérance et de la mixité. Au-delà de l’éducation des enfants, elle a également comme vocation d’éduquer la société indienne, en montrant qu’il est possible de dépasser le principe des castes pour permettre l’épanouissement de tous.

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L’école, ses jeunes occupants et leurs professeurs

Pour en savoir plus sur l’école, ses objectifs et ses occupants , vous pouvez regarder un court film de présentation de l’école ( le lien : https://www.youtube.com/watch?v=rOd7NaYeXEc ) ou faire un tour sur la page Facebook de l’école régulièrement alimentée.


L’histoire de sa création :

Tout commence lorsque Capucine Larmand, une jeune française, part faire du tourisme au Rajasthan. Après avoir effectué un safari à dos de dromadaire dans le désert du Thar aux alentours de Jaisalmer,elle tombe amoureuse de Pabu, le chamelier. Plus tard, elle revient au Rajasthan pour vivre dans le désert avec l’homme qu’elle aime. Ainsi, elle adopte la famille de Pabu et se retrouve avec une dizaine d’enfants à charge (issus du premier mariage de Pabu, et ceux de la sœur de Pabu). Elle crée alors l’association Malenbaï en 2007, une association à but humanitaire qui soutient les familles les plus démunies du désert du Thar (malnutrition, analphabétisme). >>le site internet de l’association Malenbaï<< Elle a pour vocation de soutenir les familles bhîls en développant une économie locale et respectueuse de l’environnement, tout en préservant la culture de ces populations et d’empêcher qu’elle ne tombe dans l’oubli.

L’argent récolté permet de scolariser quelques enfants, mais rapidement, Capucine se rend compte qu’ils sont maltraités à l’école par les professeurs, du fait qu’ils soient de la caste des intouchables. La jeune femme souhaite alors voir émerger une école qui serait à la fois gratuite et non discriminante pour les enfants Bhîls. Elle en parle a son ancien professeur, 37 ans de métier dans l’école Waldorf de Sorgues (Avignon), Jacques Monteaux, qui accepte immédiatement de participer à ce projet d’école en tant que directeur pédagogique. S’en suivent trois années de travail intense de l’association Malenbaï qui parviendra à achever l’école pour une rentrée en 2016, grâce aux dons financiers de nombreuses associations (le groupe Hérige, l’association Martial Caillaud, le Rotary Club d’Amiens, le COSOG de la Caisse des Dépôts, l’association « Enfants du Monde », la fondation allemande Freunde der Erziehungskunst, la fondation Mahle, ECM Solidarités et l’association Coup de Pouce).

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L’école à sa création (fin 2016)

Aujourd’hui, l’école est opérationnelle depuis plus d’un an et elle continue de s’agrandir. Elle a été reconnue par le gouvernement local et son élargissement contribue également à sa pérennisation.


En savoir plus sur la tribu des Bhîls :

Cette tribu de plus de 13 millions d’habitant dans le Nord de l’Inde est considéré par la société indienne comme une des plus « impure » du pays. Nous nous rendons dans une tribu au Rajasthan, dans le désert du Thar. Ce désert, très vaste (200 000 km2) et composé de sable et de steppes caillouteuses, s’étend sur la frontière du Nord-Ouest du Rajasthan avec le Pakistan. Il est appelé le Pays de la mort, tant l’eau y est rare (200mm de précipitation par an) et les conditions de vie extrêmes (très fortes chaleur).

Les populations Bhîls survivent de l’artisanat, de l’élevage et de la casse de pierre pour la
construction. L’éducation, payante dans l’Etat du Rajasthan, est hors de portée de la plupart de cette population ; et quand bien même un enfant Bhîl sera scolarisé dans une école du système indien classique, il sera réprimandé, frappé et exclu par le professeur et les élèves de castes supérieures. Ainsi, on estime à 5% le taux d’enfants Bhîls achevant leur cursus scolaire.

L’éducation est décisive pour le futur des tribus Bhîls ; c’est par là que passe l’amélioration de leur niveau de vie et la pérennisation leur mode de vie et leur tradition. Actuellement, ils ne sont pas « armés » pour faire face aux défis contemporains, tels que l’intensification de la mondialisation et l’explosion touristique de Jaisalmer (nouvel aéroport). Le but est de permettre aux générations futures d’avoir des perspectives d’avenir autres que l’élevage et la casse de pierre pour les garçons, ou le mariage et la vie au foyer dès 10 ans pour les filles.

 

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